Non, je ne crois pas être plus intéressant ou moins con que les autres. Je sais que ce n'est qu'un de plus parmi des millions. Non, je ne crois pas que je vais être lu. Non, je ne rêve pas d'un prince charmant qui me découvrirait au fil des pages. Non, je ne compte pas écrire tous les jours.
Oui, je veux perdre un peu de mon temps à faire autre chose que de boire tout ce que je gagne et me dire qu'au moins comme ça j'économiserai un peu d'argent pour m'acheter un appart. Oui, je déverserai ma bile sur ce monde débile parce que mon estomac n'est pas malade que de mes excès mais aussi de mes frustrations. Oui, je continuerai à fumer quelques substances illicites en parallèle qui auront peut-être encore le mérite de livrer une prose parfois envolée, souvent tordue, parfois saoûlante dans l'espace infini du web.
A bon entendeur, bienvenue dans mon monde au naïf qui a ouvert cette page. Santé!

Question du jour : Pourquoi subir tous les jours les assauts du vent, de la paroles des collègues ... et rentrer chez soi en se disant que tout ce théâtre ne rime à rien ?
Réponse qui va avec (parce que j'ai envie de donner une réponse) : Parce que la vie c'est trop mal fait.

J'écoute : de la m...
Je regarde : les fardes de cigarettes ... vraiment pas chères
Je lis : ocean's songs (olivier de kersauson)
Je joue : à chat. Tu veux jouer avec moi ?
Je mange : trop
Je bois : de l'eau (non, je déconne - une vodka fraise)
Je cite : à daim
Je pense : plus du tout
Je rêve : un peu
(mis à jour lundi 28 juin 2010 à 23:22)

04/12/2011

04/12/11 - 03:46

Rio ... c'était il y a si longtemps

Après une tournée dans les bars nauséabonds de Copacabana, il me restait suffisamment d'argent pour réaliser un dernier trip. Sur la digue, entre deux camionnettes de prostituées tenues par leur père, on trouvait encore des dealers vers les sept heures du matin. Se croisaient alors sur la plage les pas souples du joggeur matinal et ceux des vieillards titubants, portés par des prostituées à peine pubères. Sans doute, la saison n'appartenait-elle plus aux touristes.

Munis d'un paxon d'héroïne, je repris la direction d'une chambre d'hôtel que j'avais réussi à négocier contre ma montre. Je savais qu'il me faudrait être économe avec la daupe. C'est pourquoi comme bien souvent je la coupais encore avant de la fumer. Il ne me fallut pas longtemps pour oublier que le soleil se levait tandis que mes paupières viraient à l'Ouest. Ma montre. Le dernier cadeau d'un monde quitté depuis presque deux ans.

Toujours plus à l'ouest, toujours plus vers le sud. Mais je n'avançais pas vite.

Amsterdam… fin de l'identité ;
- Tu me passerais bien ta montre.
- Arrête, tu n'arrive pas à garder un objet plus de 24 heures.
- Tu verras, je te la ramènerai. Pas une gratte, peut-être une nouvelle pile.
- Tu m'oublieras, tu oublieras ton père… Je te la laisse mais c'est à elle que je vais demander de ramener quelqu'un.
Semblable à jamais, mon frère, il fallut que tu embrasses cette montre. Je n'ai jamais tenu une promesse.
Encore fallait-il que je corrompe la fidélité de la montre. C'est dans un bar de Glasgow que je lui ai fait jurer de ne plus me ramener.
En contre-partie, elle ne donnerait plus l'heure exacte.

Le patron de ce petit hôtel de Rio mit deux jours à se rendre compte quelle était morte. Nous sommes pourtant restés ensembles près de 600 jours.
Ma plus longue liaison. Ma plus grande satisfaction.

Tu me manques et j'ai plus envie de boire cette nuit.

04/12/11 - 02:47

Délire ... 1 de +

Ce besoin que j’ai de me rapprocher d’elle, cet appel. Il m’accompagne mais ne se réveille qu’au contact de l’iode, comme si Tchernobyl était le seul moyen de m’entretenir avec lui plus longtemps. Problème de thyroïde avait dit un psychologue à mes parents. Un bataillon de batterie de test. Rien. Quelques anxiolytiques. Plus rien à dire, interrogatoire terminé. Une batterie anti-aérienne, oui. Pour abattre cette escadrille de crétins.

Perdu dans le désert, il me reste deux comprimés d’iode. Je vois d’ici le seul crétin qui survivrait à une attaque nucléaire. Vu du désert ce serait marrant de voir le monde s'effondrer. Impossible … et même dangereux au Nouveau-Mexique. Le reflet dans le miroir est trouble mais explicite. Le chameau a décidé que le sable le recouvrirait une dernière fois. Au plus grand désarroi de l’imprudent voyageur, il retournera à la poussière. Comme une dernière nique à l’impudent dictateur.

La nuit se rapproche, l’ombre de la solitude plane. La plaine est vaste, le sol est roc. La carcasse de l’animal m’abritera bien une nuit. Une pilule avant d’aller dormir. Je n’aime pas dormir seul.

Santé aux articles sans photos, sans image ... ça demande moins d'effort.

P.S. : Juste quelques cicatrices s’inscriront sur mon corps, mais l’heure de ma mort n’est pas venue. La force de l’esprit humain, pas celle d’un dieu égoïste. Mon orgueil, pas Sa volonté.

01/12/2011

01/12/11 - 23:21

Train Train Quotidien

Le jour n’est pas levé, je me réveille à la voix désagréable d’un animateur sans doute plus sot que je ne l’étais il y a quelques heures encore après la soirée alcoolique d’hier – Je note : ce n’est pas moi l’alcoolique, c’est la soirée, je ne fais que l’accompagner.
Je n’ai pas encore mis un pied au sol que déjà la douleur du froid de la pièce transpire au travers la couverture – Je note : ce n’est qu’injustice après tout ce que j’ai sué cette nuit et ce que j’ai donné à cette pièce.
Je me hisse dans les vêtements qui s’amoncellent sur le coffre au bas du lit. Je me recouche sur le lit et j’absorbe l’eau de la bouteille qui gît inerte sur la table de nuit – Je note : ce n’est pas moi qui suis inerte et, non, c’est pas bon l’eau.
Je me lève, marche rapide jusqu’à la gare, attente dans le froid – Je note : c’est l’attente qui est froide, pas la nuit ; la preuve : dans le désert tu te fais tellement chier la nuit, qu’il fait carrément gelant (demande aux pierres si tu ne me crois pas). Milles excuses, il s’égare.
Il est 06 heures 10, le train arrive, je remarque que l’ordinateur portable a oublié de m’accompagner – Je note : je n’oublie jamais rien, moi.
J’envisage … le temps d’aller rechercher l’ordi, je perds 40 minutes, je rate les 2 prochains trains, j’arrive au bureau à 08.30. Je constate … la conférence-débat sur la reproduction des pingouins siamois à lieu à 9.00, à 45 km du bureau, départ en car prévu à 8.15.
Je décide … je hâte le pas, ouvre la porte de la maison, monte dans la chambre, me glisse sous la couette et téléphone au bureau pour expliquer que la maladie me guette – Je note : si je n’étais pas un minimum prudent, cette maladie aurait pu essayer de me faire du mal.
Moralité, ce n’est pas de ma faute du tout, je fais pour un mieux dans un environnement hostile.
En conclusion, ce n’est pas l’alcool qui fait l’imagination, mais bien l’imagination qui fait l’alcool. A chaque relecture du texte, je le trouve bien meilleur. Donc, « Aubergiste, une autre bouteille ! »

Santé au train (et demain c'est grève ... c'est con, j'aurais pu prendre la voiture)

28/11/2011

28/11/11 - 22:30

Je souris

J'aime pas ma vie mais bien celle de ceux qui m'entourent.
Pour leur dire je tente parfois d'être présent ... ou assez loin pour les laisser respirer.

Là, je suis fier d'être l'ami de certains.
La seule humanité à laquelle je crois encore.
... Ben oui, ça arrive.
C'est tout et c'est déjà pas mal.

Santé, tout seul dans mon fauteuil, à attendre qu'un sms me réveille pour me raconter une belle histoire.

Bonne nuit les jeunes

28/11/11 - 00:03

Preum's

Qui découvre la pièce en buttant sur la souche
Tombe par terre, et pour toujours se couche
Sans volonté, le trésor nous aveugle

Sibylline colline en pente douce
Où les pieds effleurent la crête des herbes
En lieu et place de déclarations acerbes
Ô Sibylline colline en pente douce

Qui appuie son effort par de la persévérance
Ouvre la lumière, et jamais ne l’éteint
Avec le souci de vérité, le secret se révèle

Sibylline colline en pente douce
Où le pas s’enfonce d’une profonde lassitude
La promenade prend une langueur attitude
Ô Sibylline colline en pente douce

Qui puise ses forces dans l’obscurité
Appelle la haine, et pour toujours s’arrête
Par la vanité, l’esprit chagrin s’emporte

Sibylline colline en pente douce
Où le corps bouge pour le repos du penseur
La quiétude apporte la nuance aux erreurs
Ô Sibylline colline en pente douce

La colère qui s’estompe
Sans honnêteté, juste par paresse
La querelle s’arrête sans justesse
Le bien pensant dormira bien au chaud ce soir
Dans sa couette il pensera à dieu sans croire

Sibylline colline en pente douce
Le marcheur ignore la colère qui pousse
Ô Sibylline colline en pente douce
...
jamais ne se relève

O.L.
24 juin 2004



Santé au plagiat

27/11/2011

27/11/11 - 21:58

Dommage ...

Il se nomme Jake,
Et jamais il ne m’appelle,
Il me voit partout,
Sans jamais me visiter,
Il se rappelle mon rire aux éclats, et aujourd’hui,
… il écoute les vagues s’éclater sur les rochers.
Loin, simplement si loin de toute contrainte, de toute chaîne.
Disons que s’il s’appelait Dieu, je le renierais tellement il m’a fait souffrir.
Mais, c’est un homme, et lui, je sais qu’il existe.
Putain d’amitié.



Santé ma muse depuis plus de 15 ans,

24/11/2011

24/11/11 - 01:13

Durant les semaines qui suivirent ... septième employeur

J’ouvre la boîte aux lettres. Trois courriers, 1 facture d’eau (ordre permanent), 1 facture GSM (faudrait que j’arrête de téléphoner à l’étranger), 1 carte postale sous enveloppe.
La carte n’a rien de particulier, une plage, une digue avec des palmiers, habitat type espagnol. Et les mots quelle contient, « Je reviens le 12 novembre, les Bahamas me plaisent mais il n’y a rien à voir … à part la mer, et qu’est-ce qu’elle est belle, signé depuis le fauteuil qui est à côté de la piscine, ton petit Jake ».

06 novembre 2011, simple et pénible réalité. Simple, je ne vois pas le temps passer, les heures défilent au rythme du tapotement du clavier. Pénible, l’odeur de l’imprimante, les collègues du service gestion financière qui passent leur temps à boire du café et à se convaincre qu’ils travaillent dur, la pointeuse, les challenges « cul » interservices - je me contente d’apporter une pierre (une grosse) à l’édifice de la victoire du service gestion du personnel.

Il n’y a rien aux Bahamas, quelle nouvelle? Mais il y a toujours plus de consistance dans le bruit des vagues que dans la véhémence des propos de la chef de département : « vous ne vous bougeriez pas le cul ». « Si, mais essentiellement le soir, connasse », répondirent en cœur les accrocs du café, mais assurément très bas dans le ton. Il faut dire que c’est tout de même le seul service à ne pas avoir viré une seule personne malgré les gabegies financières à son niveau. Déficit global de plusieurs millions pour la société et une restructuration interne toujours en cours. Je suis là pour une mission de consultance de 3 à 6 mois si tout va bien. La fine équipe.

Je interpelle gentiment la boss et je lui souffle que la petite boîte à idées, qu’elle a installée dans le couloir il y a 6 mois, est toujours vide. « Les incompétents et les fainéants, il faut les virer », dit-elle en me regardant fixement.

3 jours sur le projet, quatorze pages de mes délires retranscrits, challenge « cul » 6 points à moi tout seul (sans compter les mecs que je me suis fait, trop honteux pour assumer), et une mention "techniquement excellent" pour le dossier, « mais n’a pas l’esprit d’équipe ».

Je sens que le boss va pas aimer.



Santé la boîte à cons ...

22/11/2011

22/11/11 - 23:44

Développements

Je me couche sur un banc. Il est 14 heures 49. Le 49 est important.
49 minutes c’est le temps qu’il m’a fallut pour aller de mon bureau à celui du patron, faire mon évaluation, aller au service du personnel, signer mon licenciement et, de la porte de l’immeuble de 15 étages, m’installer dans le parc. Finalement, vu ce que j’ai déjà écrit, c’est plus que ce que je n’ai fait en 16 semaines de consultance. Le 6 est important.
6 minutes passées à embellir, broder ou mentir sur les 77 lignes de mon CV lors de l’interview d’engagement. Le 7 est important.
7 clients externes pour lesquelles j’ai « bossé » sur site. Aucun n’a mis plus de 3 jours à me virer du projet.
En gros, la consultance, c’est l’efficience. Plutôt que de m’évaluer rapidement – de me virer directement – il ne leur a fallut 49 minutes sur 16 semaines pour découvrir ma vraie valeur (soit 7 minutes par client).

Mais le plus beau reste la règle de 3, car c’est important, et il ne faut pas avoir fait polytechnique pour comprendre :
1. Le client : il payait mon travail de consultant senior 1800 euro / jour (oui, je sais c’est honorable, mais il n’y a que comme ça qu’on s’attache un indépendant … qui encaisse la moitié)
2. Le consultant : 16 jours en clientèle (à raison de 10 heures par jour assis sur une chaise à regarder le temps qui passe et les employés aller à la machine à café.
3. Les comptes :
a. Facture : 1800*16 = 28800 euros
b. Salaire : 16 semaines (payé pour 4 mois) 18000 euros
c. Bénéfice brut pour la boîte qui m’a engagé : 10800 euros

En conclusion, en 55 minutes (49 + 6 pour ceux qui n’ont rien suivi) de GRH, sans rien avoir fait, la boîte a touché plus d’argent brut que je n’ai réussi à en claquer dans l’alcool. Je suis déçu, je savais que je devais demander plus.
Malgré tout, le large sourire du directeur plein de ces 32 dents bien alignées (surtout les 8 incisives), me faisait plaisir.
Et le 8 c’est important.



Santé à cette petite Rochefort (et oui le 8° c’est très important)

21/11/2011

21/11/11 - 23:08

A la différence de la bête, l’homme réfléchit (cfr. génération télétubbies).

Il n’y a pas si longtemps, le tableau noir permettait à l’élève dissipé de se faire happer par l’étendue découverte et, à son imaginaire de voguer sur l’irrégularité de la surface. Certes la masse, aimantée par son banc, n’était pas capturée par la force noire mais accrochée aux éclaboussures d’un enseignant. Cependant, pour quelques artistes, s’exprimeraient leur faible attention par leur nombre accru de retenue. Le regard pouvait s’accrocher non pas à des symboles normatifs mais à ces détails troublants dus à l’usure du tableau, à un effacement précaire des premiers écrits de la journée ou à la qualité misérable de certaines craies. Sans artifice, l’imperfection délivrait à celui qui l’observait une multitude de réflexions gratuites.

Sans vouloir me montrer manichéen en comparant deux ères distinctes, je retiens pourtant la tournure malheureuse de notre temps. Sur le tableau de plastique blanc, les « stiffs » nous abreuvent d’un florilège de couleurs (vive les Télétubbies). Ils éveillent peut-être le système cognitif chez l’enfant de moins de trois ans mais ils répriment l’extravagance de l’adolescence. On contrôle la couleur, on contrôle le défaut, on contrôle l’esprit.

Ce monde aseptisé écrase dans l’œuf la rébellion de l’esprit et crée les idéaux-types de divergence. Une relation grégaire s’installe entre la pensée des individus, une communauté de crétins capables de télépathie au travers un même mimétisme. Il y a une bonne manière de présenter une information ; l’information peut être discordante mais doit se faire entendre sous une forme définie. La rébellion est standardisée. Si l’uniformisation n’est pas totale, c’est que l’on catégorise, que l’on trie les attitudes déviantes. La banalisation du défaut endort l’humain. Son apparence acceptable nous rend communs. L’ignorance devenue commune est pourtant large.

Ne connaissons-nous pas tous l’horaire des émissions a-culturelles qui peuplent le paysage audiovisuel ? Même sans posséder de boîte à cons nous en connaissons le contenu. Elles passent d’ailleurs sur notre poste favori. Je ne prétendrai pas être sorti de ce panier de crabe. J’y ai juste creusé un trou pour voir à l’extérieur. Avant peut-être de retrouver un peu de liberté, il conviendra aux crustacés que nous sommes de creuser la sortie et de s’abandonner à l’océan. Chercher sa nourriture, s’éloigner du peuple, redécouvrir son humanité.

A baliser la pensée, nous avons réduit la réflexion. Le troupeau n’est pas mort mais hypnotiser. Si l’autorité profite de cet état de fait malheureusement, elle n’en détient plus la clé. Une vraie question subsiste : y a-t-il seulement quelqu’un qui contrôle encore quelque chose ?

L’extinction est proche.



Santé à cette télé qui a rendu l'âme il y a plus de 5 ans ...

20/11/2011

20/11/11 - 23:33

Suprême de tomate

1. Apéro, Pineau des Charentes, 2 verres ;
2. Entrée froide, Muscat de Rivesaltes Domaine Saint Roch, 2002, 2 verres ;
3. Entrée chaude, Prieuré Saint-Jean-de-Bebian Côteaux du Languedoc, 2000, 2 verres ;
4. Plat principal, la réserve personnelle de Jake (toi, je t’aime – merci encore pour la soirée, ... la nuit) : Château Croix de Blanchon Lussac Saint Emilion, 1978, 1 bouteille ;
5. Dessert, Banyuls Grand Cru Président Henry Vidal, 2001, 1 verre (mais il m’a bien détruit, ou bien était-ce le reste) ;
6. Le café, Irish Coffie de base ;
7. Le pousse-café … là j’ai un trou, jusqu’à la bière du petit déjeuner (je vieillis peut-être).

Ne me demandez pas ce que j’ai mangé. Je ne suis pas du genre à m’extasier devant les plats, je les mange, je les vis. Et puis, le plus important c’est de satisfaire ses besoins primaires et, je n’en ai qu’un.

Au fait, suprême de tomate … c’est pas difficile à comprendre, même si le mélange était de qualité, le final fut un peu rude.

Retour maison en fin d’après-midi. Lendemain, dîner chez les vieux en famille avant de reprendre la route… du boulot.

Santé Jake et, fais en ce que tu en veux.


18/11/2011

18/11/11 - 15:07

Les catacombes

Ici est le début de chaque chose et sera aussi ma fin. D’une passion naît la vie, d’une contradiction surgit la haine, d’une perte de la passion arrive la lassitude qui ne peut s’accompagner que de la mort. Et plutôt que d’attendre la mort je préfère la vivre. La solution eut été la révolte, et que Dieu me pardonne.



C'était la touche d'humour avant le WE ...
Santé à la nuit qui s'annonce décidément trop longue avant la suivante.

13/11/2011

13/11/11 - 19:17

Il y eu avant ... et après Microsoft.

J'ai vécu cette période magique où on découvrait le monde virtuel, les jeux de rôle, le piratage, l'information à outrance, le cul fictif, le peer to peer ... la socialisation que l'on s'invente. Pourtant le contact humain et physique, reste la seule raison de survivre.

Jeune, j'ai vécu de thé ou de boissons transparentes. Aujourd'hui il ne se passe pas une semaine (une journée) sans que je ne découvre un nouveau lieu. Entrer dans un café et y boire un verre d'eau vitaminée.

Oui, j'ai eu mes lieux de prédilections, les patrons de bar avec qui l'amitié se liait, les habitués qui me saluaient et qui m'appelaient par mon prénom. Mais mes errances m'empêchent de rester plus de quelques mois dans le café que j'adopte.

Chacun m'a laissé un goût particulier. Même mes boissons changent en fonction de l'endroit et des gens.

Du vin au whisky, passant les variétés de bières ou les cocktails en revue. Chaque saveur se rapportant à la modestie d'un estaminet ou au calme d'un lounge bar.

Du terrassier à l'avocat, chacun offre une part de sa vie. Je ne laisse généralement pour ma part qu'une énigme à ceux que je côtoie parfois longtemps

Un jour je raconterai un peu de mes moments, lorsque je changerai définitivement de métier ou que fatigué par la route je décide de tout arrêter. Pour l'instant, ils ne comprendraient pas, souvent parce que moi-même je me perds.

Mais il est si agréable de se perdre et de tout oublier.



Santé

29/10/2011

29/10/11 - 02:42

Parfois ...

Il m'arrive de croire que je vis toujours dans ce monde



Et finalement, je rêve.
Je sais que je suis bien parti
Je crois que certaines joies sont illusoires
Que beaucoup plus que la gloire
Il ne me restera qu'à boire
Et à disparaître

Santé,

25/12/2010

25/12/10 - 17:20

La liberté a quels coût$?

Après plus de trois ans passés sur les routes et dans les hôtels, il est peut-être temps de me refaire une petite santé financière.
Je retournerai ce lundi vers d'anciens collègues. Vendre la mort rapporte assez.
Tant pis, pour le petit Jésus et toute sa clique de bien pensant, je hais ce monde, et je ne le sauverai pas.
Au moins, cela me permettra d'en profiter encore un peu avant ...



Santé à cette vie que je ne souhaitais pas aussi longue.

30/06/2010

30/06/10 - 00:07

J'ai esquissé un sourire aujourd'hui, c'est déjà pas si mal

Dans cette partie des collines, le vent souffle par intermittence comme si un carrefour d’arbre faisait la circulation. La terre battue par le vent depuis le mois d’octobre laisse croire que la vie s’est réfugiée sous la surface du sol attendant que les hommes réveillent les éléments avec les feux du printemps.

Des touffes d’herbe sont restées pour rappeler sa juste place, laissant temporairement la mousse se mélanger à la rocaille des anciennes montagnes. La musique lente et mélancolique me manque lorsque je m’arrête et que je m’assieds aux abords des remparts de bois. Les branches du carré d’arbres auquel je fais dos bruissent légèrement comme si les feuilles ne les avaient pas quittées. Le sifflement du vent arrache quelques craquements et se calme ; place au silence, à la solitude, au repos.

L’étendue terrestre s’interrompt quelques centaines de mètres plus bas et, fermant les yeux, j’imagine doucement le capitaine d’un navire, lutter contre les vents du rivage et la force des flots. Les nuages noircissent, le ciel et la mer se liguent contre l’homme pour protéger les rivages d’une nouvelle intrusion humaine.

Habiter sur l’île est un privilège de sang que les indigènes n’expliquent plus. L’étranger se réfugie dans les lettres pour communiquer au-delà des étendues d’eau, et attend sans indulgence un signe de vie. Lassé, il reprend le large, poussé hors des terres comme je le serais sans l’appui du robuste chêne qui m’accueille en son sein. Les arbres sont l’assurance de la renaissance, preuve d’une humanité qui, le temps de l’hiver, rentre se réchauffer auprès de l’âtre, la porte bien fermée.

Le village se situe à 2 petits kilomètres des falaises. De fiers éleveurs de moutons qui ne se sont jamais battus pour réveiller l’unique pub de la contrée. Réalisme d’une lande qui rejette l’idée même de partage. Je consulte des yeux la nature et recueille l’avis des forces qui me balaieraient plus vite qu’aucune drogue le jour où je perturberais leur quiétude. Un combat fait de milliers d’années et dont l’expérience permit d’élaborer un fragile équilibre toujours remis en question par le souffle venu de la mer. Attirés par la relation avant l’imagination mon corps se laisse couler dans les nœuds de l’arbre. Mon esprit vogue vers d’autres misères, vagues et diverses.



Santé les arbres, cela faisait longtemps que je ne m'étais plus senti aussi relâché (sans adjuvant, j'entends).

29/06/2010

29/06/10 - 00:00

Heu,

Preums.
Désolé, ça faisait longtemps.



Au fait c'est balaise de publier une photo avant qu'elle ne soit publiée, non?

28/06/2010

28/06/10 - 23:54

Souvenirs

Velours verts sur au dos des tabourets du Eulogy Belgian Tavern de Chestnut Street. Il s’assied en face de moi, au fond de la salle. Il n’y a plus beaucoup de place dans le café mais sa présence me gêne. J’allais commencer à écrire. La seule place libre ? Je regarde autour de moi.
La blonde riant aux bêtises de ses trois « amies ». Trois mousquetaires au bar qui pourfendraient bien les quatre dindes dans un élan d’humanité. Le barman qui attise Atos, d’Artagnan propose très certainement ses services. Sa philanthropie ira très certainement jusqu’à offrir une chambre pour la nuit. Un couple qui se demande pourquoi ils se sont perdus ici. Ils n’aiment manifestement pas la bière et le choix en vin est plutôt limité. Une belle brochette d’autres « gens » qui m’empêchent toute voie de repli vers la sortie. Et lui.
23 ans tout au plus, cheveux plaqués à grands coups de gel ultra-strong à l’exception d’une frange laissée libre. Très trendy. Une hoegaarden.
Il doit avoir 25 ans finalement.
Je reprends un martini gin « à la Jame Bond » sans doute … dans le doute. Le barman m’écoute à peine, trop affairé à ferrer une Jane Birkin de 21 ans. Déjà qu’il a mis trois jours à doser correctement mon verre… (Ecoutes ce qu’il dit, connard).
Lui, il est bien sapé, pas très student. Chemise à carreau, futal Bastos. Les pieds sont sous la table. Maman t’as bien fringué. Un rien affalé, jouant seul avec le citron qui est dans son verre. Quitte à écrire ces banalités, je ferais mieux de lui parler. Mon accent d’européen supérieur devrait l’amuser.

KO technique jusqu’à 14 heures. Après mon approche en douceur réussie il y a 6 jours, il me jette sur le trottoir. Ses parents rentrent demain.
- Ils ne comprendraient pas. Surtout après une semaine à Aspen – ça doit être ce dernier morceau qui m’échappe.
- M’en fous, je suis renfloué pour deux semaines.
- Comment ça ?
- J’ai revendu le tableau de leur chambre à coucher.
Il me regarde incrédule, blêmis. La couleur de son visage prend la teinte des draps que nous avons agréablement salis une semaine durant. Il va voir. Le tableau bien en place. Je l’entends doucement s’asseoir et pleurer. Je m’éclipse avant qu’il ne se ressaisisse.
Je n’aime pas les au revoir plein de bons sentiments laissés au hasard des empressements à trouver des réponses.
Il grandira et ne ressemblera jamais à aucun autre. Le terreau qui l’aura nourri aura été plus riche que bien des cours d’eau tranquilles propre à tant de « gens ».
Au plaisir de t’envoyer mon faire-part de décès.


28/06/10 - 23:20

A li(v)re

La médiocrité de l'autre a pu me désarçonner plus d'une fois. Mais elle ne surprend plus, je connais la mienne.
...
Je ne suis jamais fatigué de la solitude et c'est souvent une corvée d'en sortir.
...
La miséricorde exprime l'impuissance totale de l'homme. La miséricorde est un principe général de conduite à l'usage de ceux qui ne veulent pas abdiquer devant la lâcheté, le doute et la bêtise. La lâcheté permet à l'homme flétri de reverdir. Ma miséricorde est un engrais dont je fais grand usage.

Je baiserais bien avec ce gars.



Bon d'accord la photo n'a rien à voir mais c'est de la promo.

Santé.

28/06/10 - 19:36

Aujourd'hui



C'est vrai que c'était un peu moins beau. Mais je ne vais pas mettre des photos pourries.

Bon, sur ce je vais boire en extérieur.
Personne n'a un bon plan pas trop loin de Andorre.
Parce que le trekking sous la pluie ... j'ai plus 20 ans, merde.

Santé aux accros de la solitude (et putain que je suis servi ici).
Je devrais arrêter de jurer.

28/06/10 - 19:14

Illustration

Ma foi, pareil matin n’est guère favorable au pauvre pèlerin.
Voyez-vous ce brouillard qui, sous un voile sombre, met nos champs, nos vallons et nos coteaux à l’ombre ?
Tel est le crêpe noir porté depuis deux jours par veuve ayant perdu l’objet de ses amours.
Mais je préférerais que la veuve en déboire des vertus du défunt me fit la longue histoire, m’assaillit de soupirs et m’inondât de pleurs, plutôt que de braver l’orage et ses fureurs.



En panne d'idée, mais jamais d'apéro.
Santé, tout simplement.

 

J'aurais pas oublié de jeter les poubelles, de couper l'eau du bain ou un truc dans le genre ? Je sens que ça va me gâcher la semaine.

Je sais maintenant : j'ai pas fait ma lessive, même en faisant tout ce soir et en donnant tout à repasser à quelqu'un d'autre (j'aime pas le repassage), j'aurai pas de chemise pour le boulot demain ... je crois que je vais prendre congé.

Je suis pas nerveux, c'est juste que je n'aime pas les gens. T'es un "gens" ?

Asta la vista, baby!

Geihkal : l'aboutissement (Gay experiment, I have known and loved - avec tout le respect que j'ai pour un des plus grand chimiste des temps modernes, qui incompréhensiblement n'a jamais reçu le Prix Nobel)

Blog d'humeur et de tranches de vie et de dégout du monde : Les grandes choses méritent que l'on en parle avec grandeur. Avec grandeur, c'est à dire avec cynisme et innocence - dixit l'autre.

Sur la plage de Blankenberg, il ne se passe pas une nuit qu'Eole ne bénisse de son souffle. L'arbre planté en plein milieu de la digue, ne s'offre qu'au quidam saoul ou de drogue infecté. Pourtant ce mirage n'est pas le seul qui se raconte sur les mystères des déserts du sol batave. Certains diront même, que non loin de ces flamands, plutôt bleu à l'heure où j'écris ces quelques lignes, il fut découvert jadis la dépouille d'un éléphant. Ramené sur la plage près des brises-lames, son corps gonflé par la putréfaction fit croire au passant à l'échouage presque commun d'une baleine.
C'est sur de tel doute que s'est construit l'histoire de notre nation. Comment voulez-vous que cela finisse ? Si ce n'est par les cris s'échappant d'une tour de tourmente dans laquelle nos préjugés sont enfermés.

Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? Soeur Anne ...

Merci de ne pas laisser traîner les cannettes vides et sachet de popcorn, il y a des poubelles à la sortie.